Bonjour InvitéConnexion

Sorcellerie.net Wiki

 
RSS RSS

Navigation








Rechercher dans le wiki
» 

Sorcellerie au Moyen-Âge

RSS
Modifié le 09/08/2010 14:05 par DeathBreeze Catégories : Article Occultum, Histoire
Modifier

La Sorcellerie au Moyen-Âge

Écrit par: Nathan Copienne

La Chasse aux Sorcières selon Norman Cohn
Au 15è-16è siècle, la chasse aux sorcières s’empira dans certains coins de l’Europe à cause de la démence et les idées venant de l’antiquité. Les gens accusaient les sorcières de conclure des marchés avec Satan, de jeter des maléfices, de se soumettre à lui et d’avoir également des rapports sexuels avec ce dernier.

Les gens accusaient également les sorcières de manger les bébés et de se servir de leur peau, leur sang et leur squelette pour en faire des potions pour s’en nourrir. On prétendait également que les sorcières abusaient des gens et qu’elles faisaient des choses qu’on ne pouvait pas faire (par exemple, l’inceste).

Dans l’antiquité, on faisait les mêmes reproches aux Chrétiens et au 18è et 19è siècles, ce fut le tour des hérétiques d’être accusés des mêmes faits. D’après ce que Norman Cohn raconte dans son livre, il n’est pas certain que ce soit arrivé, malgré les témoignages et les vieux écrits parlant de ces pratiques.

Ces tueries ont été provoquées à cause de la folie et la peur de la religion. Il y avait aussi des problèmes économiques car on accusait les sorciers de faire commerce avec le démon. On faisait des supplices très modernes à ces gens afin de leur faire avouer des choses qu’ils n’avaient pas faites. Ce qui est très impressionnant dans ces choses, c’est que, de nos jours, il y a encore des historiens qui confirment les faits terrifiants de ces pratiques.

À l’aide de manuscrits, Norman Cohn prouva que les sorciers et les hérétiques n’étaient en rien de ce que les gens pensaient et il prouva qu’il ne s’agissait pas de sectes. Les écrits auxquels les chercheurs se fiaient n’étaient pas toujours vrais. Il arrivait aussi que les chercheurs se laissent également aller à leurs opinions et ils ont compris sans certitude les croyances de la nature.

Modifier

L’Antiquité

Dans l’antiquité, en 67 après Jésus-Christ, ce sont les Romains qui violentèrent les premiers Chrétiens parce qu’ils pensaient que ceux-ci donnaient la mort aux enfants et qu’ils les dévoraient. Les Romains accusaient également les Chrétiens de pratiques sexuelles douteuses, dont l’inceste.

Par le passé, on faisait des supplices aux Chrétiens quand ils étaient incarcérés ou on les envoyait dans les arènes. Mais, malgré cela, ils gardaient leur foi et rien ne pouvait leur faire avouer des choses, y compris des crimes qu’ils n’avaient pas commis. Il y en a un qui était ligoté sur un siège de fer rouge et brûlé vif.

Pendant son supplice, il hurlait en public, et je site : « Voilà ce qu’on peut appeler manger des hommes et c’est vous qui le faites ». Ceci montre bien que l’on peut prendre conscience, que l’on peut se faire une image qui n’est pas toujours vraie et qui peut tourner à la folie.

Mais comment est-il possible que des images métamorphosées en rumeurs soient considérées comme la réalité et d’autres comme émotions?

Les Romains accusaient les Chrétiens de cannibalisme à cause d’un rituel dans le christianisme appelé l’eucharistie, un sacrement. On en parle dans la première épître aux Corinthiens selon la description de Saint-Paul. Toutes les semaines, dans une église, ils mangeaient ensemble la même nourriture.

Par-dessus tout, ils se partageaient un morceau de pain et ils buvaient également du vin dans la même coupe et cela selon la cérémonie décrite par Saint-Paul. Quand Jésus, en prenant le pain et en le partageant avec ses apôtres a dit, et je site : « Prenez et mangez-en tous, ceci est mon corps livré pour vous ». En prenant la coupe de vie et en le partageant avec ses apôtres, il dit : « Prenez et buvez-en tous car ceci est mon sang, le sang de l’alliance nouvelle et éternelle qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela en mémoire de moi. »

Cette coutume se fait presque partout dans le monde entier. Quelqu’un cherche à entraîner les autres à le suivre et on dit que cette personne a de fortes pensées. On dit également que l’on accomplit des choses grâce à cette personne. En fait, c’est une qualité qui veut dire beaucoup de choses pour ceux qui accomplissent ces rites.

Avec les actes d’un meneur ou d’un grand personnage, il y a un lien avec ce qui amène un accord avec l’au-delà. C’est une ancienne habitude qui continue toujours et cela consiste à ce que le souverain représente un dieu, après Dieu lui-même. Pour éviter de se tromper dans les différentes étapes de la réalité, il faut être prudent. Les accidents vont vite et le rite consiste à varier les différentes étapes de la réalité.

De toute manière, afin de bien comprendre que les paroles deviennent persécutions et réprimandes, il est important de savoir que les gens de notre époque s’accordent à dire que l’eucharistie avec l’hostie est en quelque sorte de l’anthropophagie camouflée. Les hérétiques sont accusés par leurs chasseurs et les inquisiteurs d’anthropophagie, d’actes sexuels bestiaux et de pédophilie. Par certains moyens ordinaires, ils font partir ces anciens comportements d’animaux de la civilisation qu’ils avaient l’impression de représenter.

Les plus hauts ecclésiastiques essayaient par tous les moyens de représenter l’eucharistie spirituellement par le corps et le sang de Jésus mais ils ne pouvaient pas changer les créations d’une grande foule de croyants qui donnaient le même sens à l’eucharistie que les Catholiques du temps moderne.

Il y aurait très peu de premiers Chrétiens qui ne seraient pas d’accord avec la signification, qui est toujours d’actualité, je veux parler de la réunion de trente personnes qui a eu lieu au 15è siècle et qui a gardé le pouvoir.

Ceci montre la puissance d’imagination de la conviction religieuse sans entrer dans les symboles. C’est ce qu’on appelle également l’accès symbolique (savoir faire la différence entre les étapes de la réalité et s’habituer à la conduite des gens).

Modifier

Le Mal Chrétien selon Tite Live

Le mal chrétien menace la république romaine et s’ils ne font pas attention, il pourrait y avoir un grand groupe de personnes qui se réuniraient la nuit. Après la réunion, celle dont le conseil a fait appel selon la loi, nous pouvons constater que le soleil et la lumière du jour sont contre la nuit, l’ombre et la lune. L’une des premières choses dont le bouc émissaire est accusé, c’est de porter malheur, ce que l’on reproche également au Diable.

Quelle est l’origine de la discorde qu’il y a eu entre les Romains et les Chrétiens? Ce qui provoqua la discorde entre les Romains et les Chrétiens, c’était que leurs religions étaient opposées l’une à l’autre. D’un côté, il y a un christianisme très ancien et, de l’autre, c’est la religion de Rome. À Rome, la religion était celle du pays et il n’y avait pas de servitude. Les Romains disaient que leurs dieux étaient les protecteurs du pays et cela, depuis que la République a commencé.

En dessous de l’Empire, les divinités partageaient les responsabilités qu’avait l’empereur. Ils avaient pour mission de protéger la paix et l’ordre dans l’empire en échange de quoi, celui-ci ne partirait jamais. L’Empereur était donc considéré et adoré comme une divinité.

Modifier

Le Moyen-Âge, une Époque Bénie selon Jean Verdon

Au 11è siècle, la sorcellerie avait un lien avec la magie et le merveilleux mais, au 14è et 15è siècles, cela devient différent car, au début, on mélangeait les Cathares et les Templiers. À partir de maintenant, aux yeux de l’église, toute personne qui pratique le sabbat devient un hérétique.

Au moyen-âge, on appelait « sorcière » une femme âgée ayant le pouvoir de faire revenir l’amour de la personne qui n’était pas fidèle avec son conjoint ou sa conjointe, de donner la mort à l’époux jaloux ou encore de faire mourir la vache du voisin. La sorcière est restée dans l’imaginaire dans un moyen-âge sombre et coupable de son supplice dans le feu.

Selon Michelet, qui voulait venir en aide aux gens de la classe ouvrière et à la femme, dit des sorcières qu’elles ne se laissaient pas faire et qu’elles venaient aux époques de grandes tristesses causées par l’Église. Nous devons donc aller au-dessus de cette façon de voir les choses et grâce à l’ethnologie, nous savons qu’il y a deux formes de sorcellerie : l’une étant celle grâce à laquelle le paysan essaie de montrer les grandes choses qui se sont passées quand l’homme a existé, la vie, la mort, ces gens qui allaient voir la magicienne ou guérisseuse.

Afin qu’il n’y ait plus d’ennui en ayant peur d’elle, quand ils ne demandaient pas son coup de main, et de celui qui fait de la démonologie, qui après que la sorcellerie mélangée à l’hérésie, les tourmentent et construisent plus de bûchers. Jusqu’au milieu du 18è siècle, le clergé ne se soucia pas de la sorcellerie avec la psychose mais bien de l’hérésie, le Pape créa donc l’Inquisition.

En 1233, le pape Grégoire IX donna à l’ordre des mendiants et aux Dominicains la mission de traquer les hérétiques. Ainsi que Jean-Claude Schmitt l’historien l’a dit, s’il n’y avait pas d’Inquisition ne de tortures, la sorcellerie n’aurait pas évolué en Europe à la fin du moyen-âge.

Dans les anciens manuscrits des premières centaines d’années de l’ère chrétienne qui est la nôtre, la sorcière de la nuit, ou nocturne en d’autres termes, y est venue. Les écrivains, comme Apulée, la représentent comme un être mystérieux qui vole dans les airs en criant, qui a envie de sang et de chair humaine, on la nomme aussi « stryge ».

Elle se manifeste sous l’apparence d’un hibou mais, en vérité, cette métamorphose provient de quelques femmes. Tous ceux qui sont malins se rendent compte qu’il s’agit là de créatures qui viennent de l’imagination.

Mais il en était autrement pour les populations germaines. En effet, selon la loi des Francs-Saliens, on discute de la stryge comme si elle était vraiment là.

On appelle « Pénitentiel » le livre que le curé consulte et dans lequel il y a les pénitences à faire lorsqu’on a commis des fautes. Ce livre fait référence aux convictions que les gens avaient lorsqu’ils croyaient à ces femmes qui étaient anthropophages et qui aimaient la luxure.

Quand le 11è siècle commença, l’évêque de Worms appelé Burchard suggère à ses curés de dire ces mots aux femmes qui viennent les voir pour faire pénitence et je site :

« As-tu partagé la croyance de nombreuses femmes de la suite de Satan? Que pendant le silence de la nuit, après t’être étendue dans ton lit et pendant que ton mari repose sur ton sein, tu as le pouvoir, toute corporelle que tu es, de sortir par la porte fermée, de parcourir l’espace avec d’autres femmes qui te ressemblent? Que tu as le pouvoir de tuer, avec des armes invisibles, des chrétiens baptisés et rachetés par le sang du Christ, de manger leur chair après l’avoir fait cuire, et de mettre à la place de leur cœur de la paille ou un tout autre objet ? Que tu as le pouvoir après les avoir mangés, de les ressusciter et de leur accorder un délai pour vivre ? »

Si oui : quarante jours de jeûne et une pénitence durant sept ans. Tandis que la population croyait à cela, les gens cultivés niaient que les sorcières nocturnes furent réelles.

L’écrivain anglais Gervais de Tilbury, qui écrivit un livre en 1211, pensait que la conviction que des hommes et des femmes volent très loin et pendant la nuit est propagée et, selon lui, les docteurs disent que la cause de ces convictions venait des mauvais rêves. Le peuple croyait également à quelques femmes qui volaient la nuit mais ce n’étaient pas des anthropophages, non.

Mais cependant, elles étaient le peuple d’une souveraine extraordinaire qui les guidaient pendant qu’elles volaient. Quant à l’évêque Burchard de Worms, après avoir expliqué cette croyance, en vient à la conclusion que cela n’était qu’un rêve et que l’on peut voir dans le sommeil ce qu’on ne pouvait pas voir réellement, mais personne ne croit que ce qui se produit dans l’imagination se passe dans la réalité.

Au commencement du 14è siècle, le Livre de L’Inquisiteur faisait mention de la confession d’un hérétique selon les dires d’un témoin. Selon cette personne, l’hérétique aurait dit que la nuit, il était accompagné des âmes des défunts avec lesquels il allait dans les routes désertiques et ensuite, il allait souvent dans de jolies et propres maisons où il buvait du vin qui était bon.

On peut voir deux croyances du peuple qui font mention aux femmes de la nuit et dont les gens cultivés refusaient d’admettre qu’elles existent. Croire qu’un rêve est réel était, en ce temps-là, une opposition a la foi chrétienne mais l’Église était clémente quant à cette conviction jusqu’au 13è siècle.

Mais cependant, le clergé ne faisait plus de différence entre les femmes de la nuit et les stryges. En ce qui concerne Jean de Salisbury, habitant en France au 12è siècle, il a fait le lien entre un banquet qu’on faisait la nuit et une tuerie.

On disait également qu’on donnait des petits enfants aux sorcières nocturnes, qui leur enlevaient leurs bras et leurs jambes et ensuite, elles les mangeaient goulûment. L’écrivain pensait que c’était uniquement les simples d’esprits qui croyaient à ces choses.

Cependant, aux 14è et 15è siècles, certains prêtres du clergé, qui ne faisaient qu’un avec ces idées, pensaient que plusieurs groupes de sorciers et sorcières partaient pour leur sabbat nocturne.

À cause des supplices qu’on leur faisait, les Templiers étaient contraints de dire qu’ils abjuraient Jésus, qu’ils crachaient sur les crucifix et qu’ils avaient des rapports sexuels. Jacques de Molay, qui était leur chef, a été condamné au bûcher et l’Ordre fut dissout.

Malgré l’accusation d’avoir fait des envoûtements au moyen de la magie à la Reine de France, appelée Jeanne de Navarre, un évêque de Troyes a été acquitté. En 1317, la Comtesse Mahaut d’Artois a, elle aussi, été acquittée, malgré qu’on ait dit d’elle qu’elle avait demandé à une sorcière de Hesdin de lui fabriquer plusieurs poisons.

Mais, dans de pareilles conditions et de peur de vivre dans l’empoisonnement et les mauvais sorts, le Pape Jean XXII disait, en quelque sorte, que la magie, la sorcellerie et l’hérésie ne faisaient qu’un. L’Inquisition pouvait alors continuer et il était vrai que les sorciers, qui vénéraient le démon et qui bâtissaient leur église démoniaque devant l’unique et vraie église, étaient condamnés de la même manière que les hérétiques.

Modifier

Notes & Sources

1. Site Internet de Hommes et Faits
2. Site Internet de Renaissance Mrugala

Sorcellerie.net Wiki version 3.0.3.555.